© Gerald Vanrafelghem

Mikal Kindt

restaurateur de pierres diplômé

Pendant sept ans, j’ai combiné la restauration d’objets en pierre avec celle de la mosaïque dans une entreprise de restauration de taille moyenne. Là, j’ai eu l’occasion de superviser de grands projets. Fin 2018, j’ai opté pour un nouveau défi dans ma vie professionnelle: travailler de manière autonome dans le petit monde de ce produit de niche.
Pour chaque projet, je recherche des solutions réfléchies et durables. Je pars toujours de l’histoire et cherche un équilibre entre, d’une part, la préservation maximale d’éléments de valeur historiques et, d’autre part, la fonction actuelle qui suppose de nouvelles technologies.

En 2011, j’ai obtenu mon diplôme de master en «conservation et restauration». Mon mémoire sous la supervision du Dr. Stefania Chlouveraki s’intitulait « Traiter les pertes matérielles – le problème de la réintégration des failles dans les mosaïques de sol ». Je l’ai présenté au Maroc lors de la 11ème conférence de l’ ICCM (International Committee for Conservation of Mosaics), l’organisation professionnelle dédiée à la préservation des mosaïques archéologiques. Depuis lors, j’en suis membre actif.

A partir de 2017, le comité se concentre également sur les mosaïques contemporaines. C’est pourquoi, lors de sa 13ème conférence à Barcelone, j’ai pu partager mon point de vue sur la restauration de ce type de mosaïques dans un exposé intitulé « Réapprécier l’art des mosaïques Art Nouveau à Bruxelles – défis pour la conservation de mosaïques utilitaires».

Entretemps, la Fondation Roi Baudouin m’a décerné une bourse d’étude en tant que «jeune talent dans un métier du patrimoine». Cela m’a donné l’occasion d’élargir mes connaissances sur les mosaïques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle et d’enrichir mes compétences. Je l’ai fait en retournant pendant trois mois dans la tradition profondément enracinée du terrazzo et de la mosaïque, dans le berceau des mosaïques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle: le nord de l’Italie, notamment Venise et Sequals.

Enlever le matériel original ne peut se faire qu’une seule fois…

Je voudrais partager avec le lecteur ce qui suit:

“Je veux encourager tout le monde à protéger pour les générations futures, les revêtements de façade et de sol décoratifs. Je pense surtout à ceux qui deviennent relativement rares, souvent presque irremplaçables en termes de travail et de savoir-faire et parfois même en termes de matériaux.”

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